C’est une scène digne d’un scénario catastrophe, mais elle s’est jouée dans la réalité. En 1966, lors du prestigieux Festival de Cannes, Claude Lelouch a vécu l’un des pires cauchemars pour un cinéaste : voir son film interrompu en pleine projection par une panne… alors que le moment le plus crucial de l’intrigue allait éclater à l’écran. Ce souvenir marquant ressurgit aujourd’hui, à l’occasion d’un vibrant hommage au chef-d’œuvre qui a changé sa vie.
Le film était prêt, le public composé de journalistes venus du monde entier, l’excitation à son comble. Ce matin-là, Claude Lelouch présentait pour la première fois Un homme et une femme à Cannes, lors de la projection presse. Tout se déroulait parfaitement jusqu’à la scène clé : Jean-Louis Trintignant retrouvait Anouk Aimée, la tension dramatique atteignait son apogée… lorsqu’une panne de courant plongea la salle dans le noir. Un orage sur le mont Faron venait de faire disjoncter le rêve.

