Les chiffres donnent le vertige. À l’horizon 2040, 400 000 nouveaux emplois devront être créés pour maintenir le dynamisme du pays. Soit plus que la population luxembourgeoise actuelle. Les autorités le savent : sans main-d’œuvre étrangère massive, l’effondrement guette.
Mais un obstacle de taille complique la donne. L’immobilier atteint des sommets vertigineux au Luxembourg. Les prix rendent l’installation impossible pour les revenus moyens. Même avec 3 000 euros minimum, se loger devient un parcours du combattant.
Cette réalité pousse les travailleurs vers le statut de frontalier. Ils habitent à l’étranger, travaillent au Luxembourg. Une solution d’urgence qui engendre ses propres problèmes : bouchons monstres, fatigue, vie sociale compliquée.
Les candidats intéressés peuvent déposer leur dossier sur le site de l’Adem. Action sociale, production culinaire, banque, comptabilité, bâtiment, informatique, services à la personne : tous les secteurs appellent au secours.
« Les entreprises attendent toujours leurs futurs travailleurs », constatent amèrement les autorités. Un paradoxe saisissant : un pays si riche, si petit, paralysé par ses besoins immenses. L’eldorado luxembourgeois révèle ses failles.
