L’année 2025 en a fourni une illustration importante. Lors de la réunion du 17 octobre, les représentants des salariés et des employeurs n’étaient pas parvenus à s’entendre sur le taux à appliquer. Les organisations syndicales défendaient une augmentation plus proche de l’inflation, tandis que le patronat proposait une progression nettement plus limitée. Faute de compromis, aucune revalorisation n’est intervenue le 1er novembre 2025, comme l’a confirmé l’Agirc-Arrco.
Ce gel était inédit depuis la création du régime unifié Agirc-Arrco en 2019. La valeur de service est ainsi restée fixée à 1,4386 euro par point, niveau établi lors de la revalorisation de 1,6 % appliquée en novembre 2024.
L’épisode démontre que le résultat du calcul économique peut rester sans effet en l’absence de décision commune. Pour 2026, les discussions entre les partenaires sociaux seront donc aussi déterminantes que l’estimation de l’inflation publiée avant leur réunion.
Un effet variable selon le montant de la complémentaire
Environ 14 millions de personnes perçoivent une retraite complémentaire Agirc-Arrco. Son poids dans les revenus varie fortement selon la carrière professionnelle. Elle représente généralement une part plus importante de la pension totale des anciens cadres, dont les rémunérations dépassaient plus fréquemment le plafond de la Sécurité sociale.
Pour une pension complémentaire brute de 500 euros par mois, une revalorisation de 1,6 % produirait une augmentation théorique de 8 euros mensuels. Avec une hausse de 2 %, le gain atteindrait 10 euros. Ces calculs portent sur le montant brut et ne tiennent pas compte des prélèvements sociaux susceptibles de modifier la somme nette versée.

