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13 septembre 2026

2 jours fériés supprimés : « Moi j’en ai bien profité durant ma carrière, donc je ne suis pas contre… », la réaction de cette retraitée fait réagir

La scène semble anodine : une retraitée interrogée sur une proposition gouvernementale, réagit simplement, sans passion. « Moi j’en ai profité durant ma carrière », dit-elle, avant de suggérer de supprimer un jour comme le 8 mai ou le 15 août. Le ton n’est pas revendicatif, pas polémique. Et pourtant, sa phrase a enflammé les réseaux.

Relayée notamment sur X (anciennement Twitter), la vidéo a été vue des centaines de milliers de fois en quelques heures, provoquant un flot de commentaires oscillant entre moqueries acerbes, soutien mesuré, et indignation historique.

Une phrase dite sans arrière-pensée, mais qui résonne comme un écho à une France en tension.

Un contexte explosif : austérité et mémoire collective

La vidéo tombe en pleine tempête politique. Le Premier ministre François Bayrou a annoncé vouloir supprimer deux jours fériés dès 2026, sans compensation salariale. Objectif : faire baisser le déficit sous la barre des 5 % du PIB, et récupérer jusqu’à 4,2 milliards d’euros par an grâce à ces journées travaillées supplémentaires.

Mais le choix des dates évoquées, comme le 8 mai ou le 15 août, ne passe pas. Le premier, jour de la victoire contre le nazisme, est un repère fort dans l’histoire nationale. Le second, ancré dans la tradition catholique, reste important pour des millions de croyants. En s’en prenant à ces symboles, même indirectement, le gouvernement — et cette retraitée par ricochet — ont rouvert une faille bien connue : celle du rapport des Français à leur calendrier, à leur histoire, et à leur rythme de vie.

« Moi, j’en ai profité » : entre bon sens et fracture générationnelle

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