À Nancy, la préfecture évoque « un groupe de 500 à 1.000 individus violents » et des renforts venus de Meurthe-et-Moselle et d’un département voisin. Les pompiers ont pris en charge 23 blessés, dont 2 graves; 25 personnes ont été interpellées, « pour la très grande part » majeures. À Toulouse, la préfecture a recensé 500 individus venus pour se confronter aux forces de l’ordre, avec 53 interpellations.
En Seine-Maritime, 40 personnes ont été interpellées et 17 blessées, dont une parmi les forces de l’ordre. Dans la Drôme, 25 personnes ont été interpellées, dont 19 à Valence, et huit membres des forces de l’ordre ont été blessés; à Montélimar, une cinquantaine de casseurs ont lancé des projectiles.
À Dijon, trois personnes ont été prises en charge par les pompiers, dont une blessée à la jambe par un tir de mortier. Dans le Gard, où 3600 personnes ont manifesté, les cortèges d’Alès et de Nîmes sont restés calmes, mais des casseurs ont visé des commerces à Nîmes: deux interpellations et deux policiers légèrement blessés.
Réactions politiques et enquête de l’IGPN à Saint-Étienne après les violences
Le préfet de police Patrice Faure a démenti sur X « les affirmations qui circulent »: « Nous ne manquons pas de munitions. Les réapprovisionnements sont assurés autant que nécessaire, en fonction des besoins opérationnels. »
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a dénoncé « une violence totalement débridée contre les institutions », évoquant des mairies attaquées à Limoges, Marseille et Lille, après des lycées et des universités cette semaine. Raphaël Glucksmann, député européen et candidat à l’élection présidentielle, a écrit: « Aujourd’hui, c’est la République qui est attaquée. L’ultra-violence dont tout le pays est témoin est inédite. »
Jean-Luc Mélenchon a répondu à Sébastien Lecornu: « Vous avez joué avec le feu. » Il affirme que des consignes de répression révélées par le Canard enchaîné ont déclenché la mobilisation.
À Saint-Étienne, le parquet a confié à l’inspection générale de la police nationale une enquête « en recherche des causes des blessures » d’un jeune manifestant à qui la main a été arrachée. « Nous n’avons pas de nouvelles à cette heure des blessures du mineur » âgé de 17 ans et 11 mois, a indiqué la procureure Anne Gaches.
Pour Gérald Darmanin, ministre de la Justice, qui a demandé aux procureurs généraux et aux procureurs « une réponse judiciaire extrêmement ferme, à la hauteur des violences qui ont frappé notre pays », le placement en détention provisoire « doit être requis contre ceux qui s’en sont pris aux forces de l’ordre, aux sapeurs-pompiers, aux bâtiments publics et aux commerces ».
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