Après plus de quatre décennies passées au service de La Poste en Suisse, Jean-Daniel a vu son contrat prendre fin à quelques années de la retraite.

Cette décision suscite aujourd’hui de nombreuses réactions, notamment de la part du syndicat Syndicom, qui conteste les motifs avancés par l’employeur et envisage une action devant la justice.
Jean-Daniel, facteur suisse âgé de près de 60 ans, a travaillé durant 42 années au sein de La Poste avant d’être informé de la fin prochaine de son contrat de travail.
Selon les informations rapportées par la presse helvétique, la décision lui a été communiquée en février dernier, avec une fin de contrat effective à la fin du mois de mai.
Cette situation a suscité l’émotion de plusieurs collègues et représentants syndicaux, qui soulignent la longueur de son parcours professionnel et son attachement au service rendu aux usagers.
Une pratique destinée à faciliter la distribution

Au cœur du différend figure la manière dont Jean-Daniel effectuait certaines livraisons de colis. Le facteur explique avoir continué à remettre les paquets directement aux étages de certains immeubles afin de limiter les risques de disparition ou de perte signalés par des habitants.
Cette pratique aurait été maintenue malgré plusieurs rappels concernant les procédures internes de distribution. Selon l’employé, cette démarche répondait avant tout à une volonté de satisfaire les destinataires et de garantir la bonne réception des colis. L’entreprise estime toutefois que les consignes en vigueur devaient être respectées dans le cadre de l’organisation du travail.

Le syndicat conteste la décision
L’affaire a rapidement attiré l’attention du syndicat Syndicom. L’organisation considère que la rupture du contrat n’est pas justifiée et conteste les motifs avancés par l’employeur.
Les représentants syndicaux ont exprimé leur soutien au facteur et étudient les recours possibles afin d’obtenir un réexamen de la situation. Parmi les options envisagées figure notamment une procédure devant les juridictions compétentes en matière de droit du travail.
Pour le syndicat, cette affaire soulève également des questions plus larges sur les conditions de travail et l’évolution du métier de facteur.










