Une intervention d’urgence a viré au drame à Valenciennes. Mercredi 18 février, un homme de 31 ans est mort après avoir été atteint par des tirs d’un policier municipal.

Une enquête judiciaire a été ouverte afin de déterminer précisément les circonstances de cette intervention. Les faits se sont déroulés en soirée, lorsqu’une voisine a contacté les secours après avoir entendu son voisin crier « appelez la police ». Sur place, un équipage de la police municipale accompagné de sapeurs-pompiers est intervenu au domicile du trentenaire.
À leur arrivée, l’homme criait « au secours ». L’accès principal étant obstrué par des meubles, les forces de l’ordre ont dû pénétrer dans l’appartement par le balcon en brisant une vitre, précise le procureur de la République. Le logement était décrit comme étant en désordre.
Une intervention qui dégénère

Selon le parquet, les policiers municipaux ont demandé à l’homme de se mettre au sol. Ne se conformant pas aux injonctions, il aurait été maîtrisé par trois agents dans l’objectif déclaré de le sécuriser, en vue d’une prise en charge par les secours.
L’individu était muni d’un couteau. Au cours de l’intervention, l’un des policiers a été blessé à la main, tandis que l’homme aurait tenté de porter d’autres coups. Estimant être en situation de danger, l’agent blessé a fait usage de son arme de service, tirant à plusieurs reprises.
Le trentenaire, atteint par les tirs, est décédé peu après.
Une enquête pour homicide volontaire

Une enquête a été ouverte du chef d’homicide volontaire. Le policier ayant fait usage de son arme a été placé en garde à vue dans ce cadre, comme le prévoit la procédure en cas de tir mortel par un agent des forces de l’ordre.
Les investigations visent à établir les conditions exactes de l’intervention et la légitimité de l’usage de l’arme, indique le parquet. Une autopsie doit être réalisée afin de préciser les causes exactes du décès.
Un profil encore à éclaircir
Le procureur précise que la victime vivait seule et n’était pas connue des services de police. L’enquête devra également examiner sa situation personnelle, notamment sur le plan de la santé mentale.










